dimanche 13 juillet 2014

Russie - pourquoi la Crimée est russe

Californie Criméenne

10 juillet 2014

La question des nationalités a été la plus difficile depuis toujours et dans tous les pays. L'intégrité de l'État, son indépendance, la paix et la tranquillité dépendent de ses résolutions intelligentes.

La république des Soviets s’est également heurtée après la guerre civile à la question des nationalités. Les citoyens juifs ont soulevé la question devant le jeune gouvernement de créer leur propre région ou une république avec un droit à l'autonomie. L’arrêté du CCE (Comité Central Exécutif) de l'URSS du 28 mars 1928 a autorisé la création d’une cité compacte des Juifs. La province autonome juive a été créée et faisait partie de la Région de Khabarovsk de RSFSR - République socialiste fédérative soviétique de Russie - jusqu'au 5 juillet 1934. Toutefois, les mandataires du peuple juif et ses intellectuels avaient demandé de leur accorder la Crimée, mais le gouvernement en avait décidé autrement, malgré le fait que le jeune gouvernement était composé de plus de 80 % de juifs.

Après la Guerre civile, il fallait reconstruire le pays qui était presqu’entièrement détruit. En 1922, les représentants de l'institution financière juive "Joint" ont commencé à pousser l'idée de créer une république autonome juive en Crimée. En novembre 1923, le chef de la section juive du parti communiste Abraham Brochine a déposé au Bureau Politique le projet de résolution sur la fondation en Crimée d’une république soviétique socialiste juive à part entière. 132 000 hectares de terres en Crimée ont été attribués aux colons. "Joint" a alloué à cet effet 1,5 million de dollars à l'URSS (en tout jusqu'en 1936, 20 millions de dollars ont été perçus), pour ce montant, le CCE a mis en gage 375 000 hectares de terres de Crimée.

L'argent alloué allait directement aux personnes déplacées, sans passer par les banques soviétiques. Cela a provoqué un mécontentement de la population locale - les Tatars, les Grecs, les Bulgares, les Allemands, les Russes et les Ukrainiens. En raison de ces circonstances, Staline a proposé de solder ce projet, puisqu’il n’apportait absolument rien au pays, sinon des conflits de nationalités en Crimée. Et le projet a été annulé.

En 1943, les États-Unis sont revenus à la charge pour le projet de la "Californie Criméenne." L’URSS devait régler les fournitures (pour la guerre - NDT) par un prêt-bail. Et cela faisait des millions de dollars, si ce n’est pas des milliards. Les États-Unis ont menacé l'URSS de cesser de les aider, si ce projet n’était pas réanimé.

Entre autres, une des raisons du déplacement des tatars de Crimée et d’autres peuples, comme le disait Staline, était l’engagement de libérer la Crimée pour les colons juifs. L'argent à hauteur de 10 milliards de dollars de prêts a été promis (pour la reconstruction de l’économie du pays après la guerre de 1941 - 1945.), mais il n’a été jamais donné. Les États-Unis envisageaient qu’après sa création la république juive allait se désaffilier de l'URSS, ce qui aurait permis aux États-Unis de renforcement leur position dans les mers Noire et d'Azov, et leur contrôle dans le Caucase. Il était impensable que cela se réalise. Une fois de plus, le projet est tombé à l’eau.

En 1954 vinrent à échéance les dettes de l'URSS vis-à-vis des États-Unis pour leur aide durant la Seconde Guerre mondiale. Les États-Unis estimaient que la dette de 20 millions de dollars (de 1936) incombait au gouvernement. Washington pourrait semer la zizanie et exiger les terres de Crimée. Le gouvernement soviétique, dirigé par Khrouchtchev, Bulgarine, Molotov, Kaganovitch, a décidé de prendre ses précautions et a opté pour le transfert de la Crimée sous la juridiction de l'Ukraine. Bien que l'Ukraine se soit longtemps opposée à cet acte, elle considérait que, même sans Crimée, la république avait de nombreux problèmes non résolus. Moscou a conservé Sébastopol avec la base de la flotte de la mer Noire.

En termes de droit international de 1953, cette astuce a fonctionné, et l'affaire a été retirée de l'ordre du jour (l’Ukraine, conformément à la Constitution de l'URSS, était indépendante, avait le droit de se retirer de l'URSS, et avant le transfert à l'Ukraine la Crimée appartenait à RSFSR - RSFS de Russie).

Lydia Marchalik,
Agence centrale d’information Novorossia
Novorus.info


Traduction : GalCha

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