Interview d’Igor Strelkov : « On a fait 17 kilomètres en marche à travers la frontière ». 2e partie : la Crimée
15 novembre 2014
I.
S. : On
a misé sur un soi-disant règlement pacifique. Cette mise, selon moi, a été une
erreur, et on voit cette erreur vraiment à l’œil nu, je pense. Compte tenu de
cette mise, on a trouvé ma présence inopportune. On a agi, je ne le cacherai
pas, par le biais d’un certain chantage et d’une pression directe – en cessant
l’arrivée de l’aide venant du territoire de la Russie. Je le dis ouvertement.
La seule chose que je veux dire, je n’y ai pas résisté suffisamment fort,
puisque je suis malgré tout un officier russe de réserve et je ressens mon
devoir envers le pays. Même si je suis en désaccord avec telle ou autre
décision de la direction politique de la Russie, je me dois de m’exécuter de
toute façon.
S. C. :
Vous vous êtes constamment trouvé à la frontière entre la vie et la mort,
puisque Slaviansk a été pilonnée. Qu’est-ce que cela fait de côtoyer la mort ?




